10/06/2019

Le régulateur suisse impose une amende de 90 millions de dollars au cartel FX

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Le scandale du cartel du marché des changes (forex) a connu une autre évolution : quatre banques britanniques et américaines et une entreprise japonaise ont écopé d'une amende de 90 millions de francs suisses (90,53 millions de dollars), a annoncé ce jeudi la commission suisse de la concurrence (COMCO).

Individuellement, Barclays s'est vu infliger une amende de 27 millions de CHF, Citigroup 28,5 millions de CHF, JPMorgan 9,5 millions de CHF, RBS 22,5 millions de CHF et MUFG Bank 1,5 million de CHF.

Selon la déclaration publiée par l'autorité, également connue sous le nom de WEKO, les traders de Barclays, Citigroup, JPMorgan, Royal Bank of Scotland (RBS) et UBS ont participé à une entente "à trois" de 2007 à 2013.

Grâce à ces discussions, la coordination de certaines monnaies du G10 a eu lieu. Les banques susmentionnées ont été sanctionnées pour plusieurs accords anticoncurrentiels entre les banques dans le domaine des opérations de change au comptant.

UBS n'a pas été inculpée, car elle a d'abord révélé les ententes à l'autorité de concurrence, selon la déclaration de la COMCO. Le Credit Suisse fait toujours l'objet d'une enquête de la WEKO, qui a toutefois clôturé son enquête contre la Banque Julius Bär & Co. AG et la Banque Cantonale de Zurich.

Ce n'est pas la première fois que des banques se voient infliger des amendes. Aux États-Unis, Barclays, BNP Paribas, Citigroup, JPMorgan, Royal Bank of Scotland et UBS, qui ont plaidé coupables, ont été collectivement condamnés à une amende de 2,8 milliards de dollars.

En Europe, les banques ont également fait l'objet d'un certain nombre d'amendes. Le mois dernier, la Commission européenne (CE) avait infligé aux cinq mêmes banques une amende de plus d'un milliard d'euros pour collusion entre elles dans le but de manipuler le forex.

En octobre de l'année dernière, un tribunal américain avait abandonné les plaintes pénales contre trois traders britanniques accusés d'avoir comploté pour truquer les marchés des changes - Richard Usher, anciennement de JPMorgan Chase & Co, Rohan Ramchandani, qui travaillait chez Citigroup Inc, et Chris Ashton, un ancien trader Barclays Plc.

L'affaire a été classée deux ans après qu'un tribunal du Royaume-Uni eût acquitté les hommes. L'affaire aux États-Unis alléguait que le trio basé à Londres aurait créé un groupe de discussion qu'il aurait appelé "le Cartel" pour coordonner le trading du dollar américain et de l'euro et manipuler les prix des taux de change.

Cependant, l'affaire avait été abandonnée après que les hommes eurent demandé à un juge américain de classer l'affaire contre eux, affirmant qu'ils n'avaient rien fait de mal, car leurs banques "n'étaient pas toujours en concurrence directe".

06/03/2014

Manipulation du forex : la Banque d'Angleterre suspend un fonctionnaire

banque centrale,angleterreReuters rapporte que la dernière suspension liée à la manipulation du fixing des taux de change ne ​​vient pas d'un bureau de trading forex habituel, mais de la Banque d'Angleterre. Selon des rapports récents, certains membres du personnel étaient au courant des pratiques des principaux courtiers et ils se seraient abstenus de réagir de manière significative. Apparemment, la banque centrale du Royaume-Uni a identifié un coupable dans ses propres rangs.

Cependant, le procès-verbal publié lors d'une réunion de la Banque d'Angleterre datant de juillet 2005 prouve que les allégations de manipulation du forex ont été soulevées il y a un certain temps.

Le document relève que les tentatives de manipulation du forex pendant le fixing de Londres n'étaient pas dans l'intérêt des clients. Selon le document, le "business du fixing" devenait de plus en plus lourd à cause du comportement des prix. Le document prouve que les cotations de prix étaient très rapidement indisponibles pour les plateformes EBS / Reuters.

La crédibilité de la Banque centrale s'érode à un rythme alarmant ces jours.

09/02/2014

L'AMF du Québec met en garde contre les risques du Bitcoin

bitcoins ATMLa monnaie numérique est confrontée au défi d'être acceptée par les diverses autorités et les consommateurs. L'Autorité des marchés financiers (AMF) au Québéc a émies un avertissement sur les risques associés à cette crypto-monnaie, car des guichets automatiques de Bitcoins viennent d'être installés certaines provinces du Canada.

L'alerte publiée mercredi sur le site internet de l'AMF, met en garde les Québécois sur le fait que les Bitcoins ne sont pas couverts en vertu de son Fonds d'indemnisation des services financiers ou des fonds d'assurance-dépôts généralement applicable aux investissements traditionnels dans la région.

Dans le même temps, la banque centrale d'Indonésie n'a pas émis d'avertissement, elle a tout simplement déclaré que les monnaies numériques ne sont pas légales en Indonésie.

New York semble avoir adopté les perspectives positives de ces monnaies, après une réunion des représentants de l'État qui a abouti à des règlements "Bitlicenses". NY a obtenu son premier Bitcoin ATM.

De l'autre côté du globe, la plus grande bourse de Bitcoin en Chin, BTC China affirme avoir repris ses activités suite à une ré-interprétation de la Banque populaire de Chine de l'orientation de la réglementation applicable. Les Chinois sont donc en mesure d'échanger des Bitcoins.